Réunion de Campagne N°4

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Salle comble… Les Mensois plus que jamais au rendez-vous… Ambiance conviviale… Nombreuses questions de la salle…

Le Commerce et l’Artisanat

Sophie Reichmuth-Faure :

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Un indicateur donne une vision assez significative de la situation économique : c’est le rapport entre le nombre d’emplois « qu’on trouve dans le canton » et le nombre d’habitants de ce canton.

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Le canton de Mens fait donc au moins aussi bien que celui de La Mure et mieux que les autres cantons limitrophes

dans le rapport emplois/habitants.

Cela ne signifie pas que la santé de l’économie serait florissante à Mens, où les entreprises souffrent aussi des crises. Mais le développement économique original du canton de Mens, éloigné de Grenoble, permet aux habitants, souvent imaginatifs, de trouver des solutions sur place, dans l’agriculture, aux taux exceptionnels, dans le tourisme, dans les services, dans l’emploi associatif, dans le commerce et l’artisanat, chez les porteurs de petits projets. C’est d’abord ce type d’avenir économique là qu’il faut consolider.

Le canton de Mens ne décline pas dans le Trièves et dans l’Isère. La commune de Mens, qui concentre plus des deux tiers des emplois du canton (644 emplois sur 911), n’est pas à la traîne.

Un petit commerce exceptionnellement dynamique

Un tableau de données commerciales de la région grenobloise, dans le cadre du SCOT, montre cette richesse.

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Certes les données sont de 2004, mais depuis le commerce de nombreux centres-villes a bien davantage subi la concurrence des grandes surfaces que le commerce mensois, qui lui est particulièrement présent au sein du Trièves.

Cela ne signifie pas non plus que la situation du commerce mensois serait brillante, nos commerces sont fragilisés par les crises. Mais Mens dispose d’un atout fantastique : peu de communes de 1400 h disposent d’un tel nombre de commerces.

Nous sommes conscients de la fragilité de nos commerces . Cette fragilité n’est pas propre à Mens ; elle s’est aggravée suite à la crise de 2008. Cependant soyons positifs : peu de de rideaux tirés, fermés à Mens ; on peut se féliciter du dynamisme des commerçants..

Autre exemple, aux terres du ruisseau, en 2008, qutra parcelles étaaient inoccupées ; aujourd’hui, c’est plein, et la municipalité d’Annette Pellegrin vient d’acquérir une nouvelle parcelle pour accueillir de nouvelles entreprises…

Pour maintenir cette dynamique nous souhaitons… du concret :

- Maintien des événements existants et en accueillir de nouveaux,

- Protéger les commerces existants en refusant l’installation d’une grande surface,

- Et surtout créer une commission économique ouverte aux acteurs économiques qui permettra de régler un certain nombre de problèmes (trottoirs, développement du marché…)

 

Le marché de MENS

Rémy Bacher :

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Le marché est au cœur de la vie du village, lieu d’animation et point d’attraction dont bénéficient en retour les commerces, les bars…

Depuis une dizaine d’années, le marché du samedi connaît un succès croissant : le nombre d’exposants augmente régulièrement, notamment des agriculteurs récemment installés, sur Mens et dans le Trièves.

Deux magasins ont ouvert leurs portes près de la Halle : Vignes et Vignerons et La Fabrique du Trièves.

Conséquence de ce succès : un manque de places disponibles pour accueillir ces nouveaux exposants ; des tensions croissantes sur le marché ; à cela s’ajoute des difficultés de circuler pour les clients, notamment en été, période de forte affluence.

Trouver une solution est urgent ; il s’agit de proposer un nouveau projet :

- Qui permette le développement du marché et assure aux exposants une qualité de vente de leurs produits ;

- Qui préserve l’animation au cœur de Mens.

À l’automne, suite aux travaux du Bd Arnaud, le marché a été installé sur la place des Aires ; si le bilan s’est révélé très positif du côté des exposants, la vie au cœur de Mens y a perdu.

Deux solutions alternatives sont à réfléchir, la Halle restant le socle de ce marché :

- Une extension sur la Place de la Mairie ;

- Une extension sur la place Béranger.

Chacune de ces solutions posent des questions, qui doivent être résolues collectivement.

Notre proposition est de rassembler, sitôt élus, le Comité de marché, les commerçants, les habitants pour bâtir ensemble une solution d’avenir.

L’agriculture

Gérard Chevally et Rémy Bacher :

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Trois sujets d’actualité, pour évoquer l’agriculture sur Mens :

- Le déplacement des silos à grain de la Coopérative agricole : le projet en cours de la Coopérative est de refaire des silos à neuf, sur un nouvel emplacement, plus fonctionnel ; des négociations sont en cours pour l’acquisition d’un nouveau terrain et obtenir l’accord des administrations pour leur construction : l’appui de la municipalité est essentielle pour accompagner ce dossier, au risque sinon de voir les silos partir de Mens, au préjudice des agriculteurs de la commune et des communes voisines.

- L’installation de nouveaux agriculteurs : plusieurs installations ont eu lieu ces dernières années sur la commune ; plus largement, sur le Trièves, on constate un mouvement positif d’installation de jeunes agriculteurs (une trentaine sur les 5 dernières années), pour moitié en polyculture-élevage, pour moitié sur des systèmes diversifiés (maraîchage, plantes aromatiques…). La demande de foncier pour des nouveaux projets va croissant. Pour y répondre la Chambre d’agriculture a mis en place un Comité local d’Installation (le GIAT : groupe installation agriculture Trièves). Ses actions : accueillir les porteurs de projets ; faire une veille sur le foncier qui se libère (départs à la retraite).

Pour ce faire, elle regroupe des agriculteurs et des élus, au plus près du terrain : avoir un élu de Mens présent (3 réunions par an environ) serait une bonne chose.

- Le marché d’été : créé en 1998, il connaît un succès grandissant, avec une trentaine d’exposants en 2013 ; il correspond à une réelle demande : un nombre croissant d’agriculteurs du Trièves font aujourd’hui de la vente directe (près d’1/3 !). Marché principalement de producteurs, il accueille aujourd’hui de jeunes artisans. Sa réussite tient aussi à son emplacement, place de la Mairie, essentiel pour une bonne visibilité des gens de passage.

L’ Agro-Tourisme

Jérôme Descombes

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(à venir)

L’ Institut pour le Renouveau de l’Herboristerie

Jean-Paul Mauberret

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Nous avons parlé de l’économie résidentielle, c’est celle qui est liée étroitement aux besoins des habitants de Mens et des communes voisines : artisanat du bâtiment, commerces de proximité, services de Santé, de l’Administration, de l’Éducation, de la Culture…

Je vais vous présenter deux projets que nous soutenons fortement et qui concerne l’économie présentielle, ou comme on dit à Mens, celle qui « nous amène du monde ». Cette économie s’appuie sur deux volets très complémentaires, l’ Écotourisme de découverte, de curiosité, de connaissance ouvert  sur notre environnement naturel, paysager,  humain, sur notre Histoire qui nécessite un hébergement de qualité, diversifiée et accessible ; l’autre volet, c’est l’économie de la Formation  à l’écologie pratique, qui fait rayonner Mens et le Trièves à travers l’activité du Centre « Terre Vivante » : 28 emplois et plus de 5000 journées de stages annuels !

« Vous êtes de Mens, Ah ! oui. C’est « Terre vivante » !je ne suis certainement pas le seul à avoir pu vérifier , loin de ma commune, la notoriété de cette entreprise de l’économie sociale et solidaire.

« Terre vivante » a des projets pour ancrer encore plus profondément son activité sur le Trièves, notamment celui de répondre au besoin d’hébergement de ses stagiaires : un habitat forestier saisonnier, rustique, modeste et diffus d’une dizaine de « cabanes » en milieu naturel. Nous ferons aboutir ce projet en accompagnant « Terre Vivante » dans le long dédale des formalités administratives. Fixer « des gens d’ailleurs » sur Raud le temps d’un stage, c’est ouvrir aussi leur curiosité pour découvrir notre commune, et sans doute y revenir !

Cette économie de formation à l’écologie pratique va se renforcer par le projet d’implantation sur notre commune de l’Institut de Renouveau de l’Herboristerie (IRH).

Ce centre de formation au diplôme d’herboriste, en cours de reconnaissance par l’État, va permettre à cette association parisienne, mais déjà présente aux Sagnes par un bureau d’accueil et d’organisation de stages, de travailler en partenariat avec « Terre Vivante »  et sans doute, des agriculteurs volontaires pour la culture de plantes médicinales. Un architecte a été choisi par l’IRH, pour des salles de cours, un laboratoire de recherche et quelques chambres. Ce projet fera l’objet d’une concertation avec les habitants riverains pour lever les appréhensions de toutes sortes générées par cette activité nouvelle sur Beaumet. C’est un projet économique de rayonnement national qui viendra conforter la place d’Ecopôle  de notre commune sur le Trièves .

L’économie sociale et solidaire

Hervé Hugueny :

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Le concept d’économie sociale et solidaire (ESS) désigne les entreprises qui cherchent à concilier activité économique et utilité sociale, donnant la primauté aux personnes sur la recherche de profits.

Ces entreprises adoptent des modes de gestion démocratiques et participatifs. Elles encadrent strictement l’utilisation des bénéfices qu’elles réalisent : le profit individuel est proscrit et les résultats sont réinvestis.

À l’automne 2013, l’actualité législative à l’échelon national a mis l’ESS sur le devant de la scène par le vote au sénat du premier article de la loi « Économie sociale et solidaire », qui clarifie les contours du périmètre de l’Économie sociale et solidaire.

Les statuts des entreprises et organismes du secteur devront en effet justifier :

- de la poursuite d’un but d’utilité sociale ;

- d’une gouvernance démocratique ou participative définie par des statuts et incluant les parties prenantes ;

- d’une gestion mettant en œuvre les modalités d’une lucrativité limitée ou encadrée.

Par exemple : pour les salariés travaillant dans le secteur de l’économie sociale, l’échelle des salaires est plus resserrée que dans le privé, on y observe un écart moins important entre les plus faibles et les plus hautes rémunérations.

L’économie sociale et solidaire joue un rôle important dans l’économie d’un territoire, car les associations ont souvent un champ d’action essentiellement local, notamment dans les secteurs du social et de la santé.

Les données du Contrat de Développement Rhône-Alpes (CDRA) montrent que l’Économie Sociale et Solidaire représente environ 1500 emplois et 300 structures sur le territoire d’Alpes Sud Isère. Parmi les 80 associations enregistrées à Mens, celles qui réalisent une activité économique (emploi de salariés, réalisation de prestations, etc.) relèvent de l’ESS.

Les plus importantes emploient jusqu’à 30 personnes environ. On citera notamment la SCOP Terre Vivante (éditeur de livres et magazines, organisme de formation à l’écologie pratique) avec environ 30 salariés, ainsi que l’ADMR (environ 20 salariés) et le SIAD (11 salariés) qui œuvrent dans les services à la personne et le maintien à domicile.

Dans un autre registre, l’association Trièves Compostage réalise des prestations pour les collectivités locales (intercommunalités, départements) avec ses 7 salariés.

En ajoutant les autres structures employeuses (dans l’écoconstruction, les activités de plein air, la culture, la formation, etc.) une estimation rapide donne un peu moins de 100 personnes salariées, qui vivent sur place et participent au fonctionnement économique de la commune.

Les objectifs de « Mens ensemble » :

Pour garder à ce secteur son dynamisme économique, nous engagerons diverses actions :

- Réfléchir à la mutualisation des moyens et la création de passerelles entre les associations, par exemple par la création d’une Maison des associations, par la mise au point d’un agenda électronique commun permettant d’éviter les chevauchements de date des manifestations organisées sur Mens, etc.

- défendre devant les partenaires situés au-dessus de la commune (intercommunalité, CCT, département, etc.) le service social effectué localement par les associations (par exemple les Pouces Vertes)

 

Michel Guiguet :

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Hervé a présenté l’économie sociale et solidaire dans ses grandes lignes, Joëlle a abordera en fin de réunion le sujet avec l’ADMR ou le SIAD, je voudrais pour ma part aborder ce sujet en rappelant que ce type d’économie bien sûr n’est pas exclusif des autres, mais que compte tenu de la vocation de notre territoire, l’ESS a de beaux jours devant elle.

J’aborderai le sujet en évoquant deux structures que je connais bien et qui me paraissent emblématiques de ce qu’il est possible de faire même lorsque l’idée parait un peu folle au départ.

- Vignes et Vignerons du Trièves : 4 personnes auxquelles cette association a permis de retrouver un emploi. Créée en 2008 pour sauvegarder la surface viticole sur notre territoire, VVT a permis non seulement de replanter des vignes, mais de mettre en œuvre une politique de vignes conservatoires, de se diversifier par ailleurs avec des vergers, de travailler sur la qualité de nos paysages. Ce patrimoine est en voie de ne plus disparaître et je vous suggère d’aller voir à Prébois, à moulin vieux, à Mens, à Serre Bertras, en dessous de Villette, dans la montée de Brion vers Roissard ou encore à Avignonet sur les parcelles expropriées par l’État suite aux glissements de terrains pour vous rendre compte du travail accompli. Ça, c’est le résultat du travail effectué dans le cadre de l’ESS.

- SCIC Le Pressoir du Trièves : 1 emploi pour l’instant. Avec cette création en 2013, c’est l’émergence d’une micro filière complète qui est réalisée. Il s’agit avec cette SCIC de permettre une activité commerciale. La commune ainsi que d’autres collectivités du territoire a bien compris l’intérêt de ces activités et elle a souscrit au capital de cette coopérative. L’Engrangeou a redynamisé le quartier de la halle. À Prébois une activité de vinification a été créée. Un vigneron professionnel s’est installé.

Ces activités créent de la richesse, travaillent sur la qualité de nos paysages, contribuent au maintien de personnes dans nos communes, à l’installation de jeunes agriculteurs et à faire connaître notre pays Trièves au-delà de ses frontières. Les deux Présidents, tous deux bénévoles ont encore des projets dans leurs cartons.

Mens ensemble pense que ces associations et structures coopératives doivent être encouragées et soutenues, elles interviennent dans des secteurs souvent abandonnés par les modes traditionnels de l’économie. Nous souhaitons les aider à construire toutes les synergies possibles entre elles (Terre Vivante, Association pour le Renouveau de l’Herboristerie, Vignes et Vignerons du Trièves, Pouces vertes, pour n’en citer que quelques-unes), développer, pourquoi pas, avec elles des produits agrico touristiques bénéfiques à notre territoire. C’est ensemble, Collectivités et associations de l’ESS que nous construirons notre avenir commun et notre commune doit y prendre toute sa place.

Veiller au maintien de la présence médicale sur la commune

(Joëlle Escallier-Besson)

Michel Guiguet :

La démographie médicale est aujourd’hui en baisse et les zones rurales profondes ressentent déjà les premiers signes de la raréfaction de l’offre médicale.

Cette baisse de l’encadrement résulte de divers facteurs comme entre autre : le vieillissement des médecins, la baisse de l’effectif médical, la féminisation de la profession, le vieillissement et l’accroissement de la population.

Même si les patients réclament le droit d’être soignés dans des conditions équivalentes sur l’ensemble du territoire, l’offre diffère désormais. Si les élus souhaitent réagir, les moyens dont ils disposent sont faibles.

La médecine générale garante des soins primaires est régit par les règles de l’exercice libéral, sans contrainte à l’installation : on ne peut pas obliger un médecin à s’installer. Mais il existe des aides incitatrices. Sans les développer, on peut citer les aides pendant la formation des étudiants, les aides à l’installation, des aides au fonctionnement.

Pour quitter le côté « état des lieux national », un regard sur Mens : deux médecins à l’heure actuelle mais il y a de la place pour un troisième. Quand / Avant ( ?) l’heure de la retraite sonnera, il sera nécessaire de mettre en place des éléments de réflexion avec les professionnels de santé ; cette problématique devra aussi être abordé avec les communes limitrophes qui bénéficient de ce service santé.

Je voudrais quand même insister sur le fait qu’à Mens, en 1982, les médecins avait en quelque sorte anticipé la problématique en créant la maison médicale que nous connaissons. Ce bâti est un atout, puisqu’il semble que de plus en plus, l’exercice en groupe s’impose pour les avantages de la collaboration entre médecins, pour les commodités d’exercice entrainant du temps libéré, un secrétariat partagé, pour un équilibre vie privée-vie professionnelle. Ce qui séduit les jeunes générations, chose que l’on peut comprendre.

Le médecin de campagne comme il était connu, toujours disponible, 24h/24h, c’est fini (ex. les gardes).

Une dernière chose, sur Mens, c’est 2 médecins mais aussi 1 dentiste, 4 kinés, 4 infirmiers, 1 psychologue, 2 ostéopathes, 1 opticiens, 1 orthophoniste, le SIAD, l’ADMR, des aides de vie…

Clôture de la soirée par le rappel du changement de mode de scrutin :

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